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Attention
mesdames et messieurs, dans un instant, ça va commencer ! Huit mondes
gigantesques, une trentaine de bonus-stages, des énigmes, bref, pas le
temps de respirer. Dans ce soft de pure plate-forme 3D, le méchant roi
K-Rool et ses Kremlings veulent détruire le ravissant monde de Donkey.
Ce dernier, émoustillé par la nouvelle, part au combat contre l'infâme.
Mais il y a un hic : ses quatre amis sont retenus prisonniers dans les
quatre premiers mondes. Oui, les huit mondes à explorer sont vastes. Vous
ne serez pas trop de cinq pour venir à bout de ce gigantesque labyrinthe
truffé d'embûches. Votre première tâche est donc de les libérer. Une fois
accomplie, la vraie partie commence. Accompagné de Tiny, Chunky, Diddy
et Lanky, vous partirez terrassez le Pas-Beau-Méchant !
La guerre des singes est déclarée !
L'aventure
débute sur l'île de DK, avec ce dernier en première ligne. L'île est en
réalité le centre d'accès de tous les niveaux. Au départ, DK n'a ni armes,
ni coups spéciaux. C'est la même chose pour ses compagnons. Alors, pour
que les cinq singes puissent se battre avec force contre leurs ennemis
(crocodiles, cochons, pirates et autres étoiles de mer), trois amis (ne
combattant pas) vous aident tout au long du jeu. Cranky le savant, Funky
le marchand d'ar-mes et Candy la vendeuse de charme, possèdent tous un
pied-à-terre dans les huit mondes. De ce fait, vous ne risquez jamais
d'être à court ni de munitions, ni d'armes. Le premier vend des potions
qui confèrent les coups spéciaux. Le second s'occupe des armes, et offre
les munitions (sympa!!). La dernière propose des instruments de musique.
Késako ? Ils servent à ouvrir certains passages. Avec ces trois gaillards,
vous voilà prêt à défendre votre territoire ! Le plus du soft vient du
fait que l'on puisse, à tout moment ou presque, basculer dans la peau
d'un autre perso, par le biais d'un tonneau-transfert. C'est d'autant
mieux que la plupart des portillons ne se débloquent que si l'on utilise
le bon animal. Il est donc évident que de nombreux va-et-vient entre les
mondes sont nécessaires pour faire entièrement le tour du jeu.
Gare aux gorilles !
Tant
mieux, cela assure une non-linéarité ! De plus, du fait des caractéristiques
de chacun, il faut tenir le choc avant de savoir qui fait quoi, quand,
où, comment, pourquoi. Heu-reusement, une aide précieuse est inscrite
le plus souvent à côté de l'endroit qu'il faut débloquer. Chacun des cinq
protagonistes possède ses propres armes, ses propres mouvements spéciaux,
ainsi que sa propre couleur de banane, histoire que Donkey ne mange pas
celles de Tiny. En revanche, les gestes de base sont communs. Marcher
(pour un singe armé), courir (si il est main nue), nager, sauter, bondir
de liane en liane, se téléporter, se projeter grâce à des canons (permettant
d'atteindre des hauts sommets), grimper aux arbres (normal pour un singe
!) et pour finir, frapper les adversaires à coups de combos (sympas et
simples à faire). Et les armes communes sont les grenades-orange, qui
se ramassent au fur et à mesure. Le joueur trouve aussi des munitions,
de la vie (sous forme de pastèque) et beaucoup d'autres objets. Au début,
j'avoue avoir été perdu. Il y a tellement à ramasser que l'on ne sait
pas où donner du pad. Rendez-vous compte, pour finir le jeu à 100 %, il
faut récupérer tout un tas d'items dissimulés un peu partout. 200 bananes
d'or : comme les étoiles dans Mario, elles permettent d'ouvrir les mondes.
40 morceaux d'un plan : c'est en réalité le plan du Blast-O-Matic, l'arme
avec laquelle K-Rool compte détruire l'île. Huit clefs : une à chaque
boss tué. Elles libèrent le croco K-Lumsy, un ancien partenaire de K-Rool,
enfermé pour cause de trahison. 40 médailles-bananes : elles permettent,
une fois obtenues, d'acquérir une surprise de la part du professeur. Et
enfin 10 couronnes : elles ne représentent qu'un challenge. J'allais oublier
les pièces, qui auto-risent l'achat des armes et autres potions. Ouf.
Avec tout cela, vous avez de quoi passer l'an 2000 en beauté ! Tant que
tout n'a pas été trouvé, les mains restent scotchées sur la manette. Nul
ne peut résister aux charmes de ces cinq petites faces simiesques ! L'ambiance
bat son plein. À chaque passage, on se demande ce que l'on va trouver.
Un Doom-like en prime !
Cette
sensation de peur et de découverte.... j'en Féthi, euhh frémi ! Vous croyez
être sorti de l'auberge ? Et bien non ! En plus des huit niveaux de plate-formes,
des bonus-stages viennent divertir votre ascension. Dément ! Du tir aux
crocos, en passant par de la lutte, une poursuite en chariot, une course
en hydro-glisseur, et même un petit passage de traversée d'anneaux ! Tout
ça avec une souplesse de maniabilité à faire pâlir un cher plombier. On
s'éclate ! Il existe même quelques énigmes, qui feront appel à vos neurones.
Mais rassurez-vous, elles ne sont pas bien méchantes ! Et la cerise sur
le gâteau, c'est le mode "Bataille Kong", au cas où quelqu'un trouverait
le moyen de s'ennuyer ! Ce battle-mode, où l'on peut jouer à quatre, consiste,
après avoir choisi entre trois arènes, à se taper sur la gueule ! Je ne
sais quoi dire de plus ! Si, avec tout cela, vous n'êtes pas encore convaincu
que Donkey Kong 64 est un must, je me fais moine dans la minute. C'est
beau, maniable, fun, varié. Tout y est. Vous avez compris ? Achetez-le,
vous en aurez largement pour votre argent, et quelques dizaines d'heures
pour en faire le tour. Cyril Kong, retourne dans ton arbre !
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